Interview de Laurent Bettoni, auteur et responsable éditorial chez La Bourdonnaye

Laurent Bettoni est une figure de l’autoédition en France. Auteur à double profil éditorial – édition traditionnelle et édition indé –, avec plusieurs livres publiés à son actif, Laurent Bettoni est également le responsable éditorial de la maison d’édition La Bourdonnaye. Par ailleurs, il sera à la rentrée membre du jury du concours des auteurs indés organisé par Amazon. Je suis très heureux de l’accueillir aujourd’hui sur mon blog et qu’il ait accepté de répondre à mes questions.

Bonjour Laurent. Amazon frappe un grand coup en organisant un concours des livres autoédités. En tant que membre du jury, peux-tu nous en dire plus sur ce concours ?

Bonjour Thibault. Et merci de m’accueillir sur ton blog.

En effet, je suis membre du jury du premier Prix Amazon de l’autoédition. Les modalités sont les suivantes. L’équipe Amazon a présélectionné 10 romans autopubliés sur la plate-forme KDP entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2015, puis en a confié la lecture à un jury composé d’auteurs – aussi bien publiés chez des éditeurs traditionnels qu’en indé – et de professionnels du livre.

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Nous allons donc passer notre été à lire ces 10 romans et nous nous réunirons, début octobre, pour désigner le lauréat. Celui-ci recevra 5 000 euros et bénéficiera d’une campagne marketing d’une valeur de 15 000 euros. Je peux te garantir qu’il s’agit d’un traitement dont beaucoup d’auteurs issus de maisons d’édition traditionnelles aimeraient jouir.

Pour ma part, j’espère – et je crois que mon vœu va être exaucé – que ce prix littéraire permettra de montrer qu’il se passe des choses intéressantes du côté des indés. Cela mettra en lumière de bons textes et de bons auteurs, aussi dignes d’intérêt et aussi « légitimes » que ceux de l’édition traditionnelle. Il devient de plus en plus inepte de prétendre que les auteurs indés sont les ratés de la « grande » édition. Si ce prix démontrait cela, le pari serait gagné.

Dernier point, j’apprécie le côté totalement impartial de cette remise de prix. Nous ne recevons aucune pression d’aucun grand groupe éditorial et n’attendons aucun retour d’ascenseur de quiconque après l’attribution de la récompense. Ça change de ce qui se passe dans les prix littéraires classiques et renommés, qui se décernent toujours entre soi, par copinage ou intérêt, et qui reviennent donc toujours aux mêmes, avec une petite rotation savamment mise en place pour tenter de ne pas rendre la supercherie trop visible.

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Laurent Bettoni

Il devient de plus en plus inepte de prétendre que les auteurs indés sont les ratés de la « grande » édition. Si ce prix démontrait cela, le pari serait gagné.

Tu as également été membre du jury des speed dating organisés par Amazon au Salon du Livre. Tu m’avais confié lors de l’édition 2015 que le niveau des auteurs indépendants augmentait. Comment se manifeste cette tendance ?

D’abord, il y avait plus d’auteurs participant à la session 2015 qu’à la session 2014. Alors forcément, en pourcentage, il y avait plus de bons textes, dans la forme comme dans le fond. Les histoires étaient bien ficelées et tenaient la route, et elles étaient bien écrites. Nous avons d’ailleurs eu du mal à départager le nombre de lauréats initialement fixé, si bien que nous l’avons dépassé de deux, je crois.

Ce qui m’a frappé et réjoui, c’est que cette session 2015 a enfin apporté son lot de romans de littérature générale. Jusqu’à présent, nous avions surtout des romans de genre : noir, fantasy, etc. Le fait que des auteurs osent proposer de la littérature « blanche » signifie que, dans leur tête, la publication indé n’est plus sale ni honteuse, contrairement à ce que beaucoup prétendent encore, sans savoir de quoi ils parlent et préférant se draper dans un mépris de rigueur au lieu d’ouvrir les yeux et leur esprit.

Tu es, en sus de tes activités d’auteur, le responsable éditorial de la maison d’édition La Bourdonnaye. Peux-tu nous présenter cette maison d’édition qui attire notamment des auteurs indépendants comme Chris Simon et Vincent Virgine ?

La Bourdonnaye est une maison d’édition généraliste qui ne s’interdit aucun genre littéraire. Nous avons créé suffisamment de collections pour que chaque auteur puisse se dire que ses textes – pour peu qu’ils nous plaisent – trouveront leur place chez nous. Cela ne signifie pas que nous publions tout le monde mais que nous publions toutes les littératures.

Pour être exhaustif, voici les noms de nos collections : « Fictions », « Intrigues », « Imaginaires », « Tous publics », « Graphiques », « Adultes » et « Pulp ». Je crois que les noms indiquent aisément quels genres de livres contient chaque collection. Sauf « Pulp », pour laquelle je précise qu’il s’agit d’une collection de séries littéraires conçues comme des séries télé. Chaque série comporte plusieurs saisons, chaque saison comporte 6 épisodes, et chaque épisode est écrit pour un temps de lecture de 15-20 minutes.

Enfin, nous éditons même de la non-littérature, avec notre collection d’intelligence économique, AEGE.

Ce qui nous stimule, ce pour quoi nous faisons ce métier, c’est découvrir de nouveaux talents, les faire émerger et donc propulser la création française. Je ne dis pas que nous ne publierons jamais d’auteurs étrangers, mais aujourd’hui la totalité de nos auteurs sont français. Nous sommes persuadés qu’il existe autant de talents en France qu’ailleurs et nous cherchons simplement à le faire savoir. Je ne crois pas une seconde, par exemple, que seuls les Nordiques savent écrire des polars ni que seuls les Anglo-saxons savent écrire de la fantasy. Personne ne peut sérieusement penser ça.

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Que dire d’autre sur La Bourdonnaye ? Nous proposons à nos auteurs des contrats aux conditions plutôt agréables. Ils courent sur une durée de 10 ans, renouvelable par tacite reconduction (un contrat classique prévoit qu’un auteur cède ses droits jusqu’à 70 ans après sa mort !). Ils perçoivent 15 % du prix HT du livre papier et 25 % du prix HT du livre numérique, dès le premier exemplaire. Je précise ici que notre politique tarifaire sur le livre électronique est des plus attractives, puisque nos e-books coûtent actuellement 6,99 €. Enfin, nos auteurs touchent leurs droits et reçoivent leur reddition de compte tous les 3 mois. J’ignore si ce type de contrat d’édition est unique, mais je n’en connais pas d’équivalent ailleurs.

Chez La Bourdonnaye, nous replaçons l’auteur au centre de la chaîne éditoriale, car sans auteur, il n’y pas d’éditeurs, ni de diffuseurs, ni de distributeurs, ni de libraires. C’est l’auteur qui fait vivre toutes ces personnes, au début de la chaîne, c’est lui qui fournit la matière première. Et il ne faut surtout pas oublier le lecteur, à l’autre bout de cette chaîne. Nous pensons à lui et nous adressons directement à lui dans notre communication digitale, sur les réseaux sociaux. Nous avons une responsable de la communication digitale qui réalise de vrais petits miracles en la matière, et je mouille personnellement la chemise, en présentant nos parutions mensuelles dans des vidéos que nous voulons décontractées et amusantes. C’est sans doute plus long que si nos livres et nos auteurs bénéficiaient de passages télé ou radio, ou encore d’articles dans la presse nationale, mais les relations privilégiées que nous établissons avec les lecteurs nous semblent solides et pérennes. Beaucoup de ces lecteurs sont des blogueurs ou rédigent des chroniques sur la Toile et font ainsi connaître nos livres.

Chez La Bourdonnaye, nous replaçons l’auteur au centre de la chaîne éditoriale.

La sélection des manuscrits est source de nombreux fantasmes auprès des écrivains. De quelle manière procèdes-tu ?

Très simplement. Le comité de lecture, qui connaît mes critères de choix, sélectionne, parmi tous les manuscrits que nous recevons, ceux qu’il me soumet. Je les lis et décide ensuite de les publier ou non. Enfin, c’est l’auteur qui décide. Quand un manuscrit retient mon attention et que j’envisage sa publication, je téléphone à l’auteur – s’il a pensé à inscrire son numéro sur la page de garde du texte – pour lui annoncer la nouvelle de vive voix. J’adore ce moment, qui est souvent un moment de joie pour l’auteur comme pour l’éditeur. Si j’estime qu’il y a un retravail à fournir sur le texte, j’en informe immédiatement l’auteur et il me dit s’il est d’accord ou non. Si c’est non, nous en restons là. Si c’est oui, je lui parle de notre contrat et réponds à toutes ses questions. Quand tout est bordé, nous lui envoyons ledit contrat.

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Il faut savoir que tous les manuscrits sont lus. Ceux que nous ne retenons pas ne sont pas lus en intégralité, car on sent très rapidement quand on aimera ou non un texte, il n’est pas besoin de le lire de A à Z. C’est vraiment le seul critère de rejet, pour nous, et quand nous refusons un texte, c’est toujours parce que nous ne l’avons pas aimé, parce qu’il ne nous a pas convaincus et donc qu’il nous sera impossible de le présenter aux lecteurs en vantant ses qualités.

Jusqu’à présent, nous expliquions aux auteurs, même sommairement, pour quelles raisons leur texte ne nous avait pas emballé. Mais nous recevons de plus en plus de manuscrits – ce qui est un pur bonheur –, et nous n’avons plus le temps de personnaliser les réponses. Je vais donc rédiger un courrier type de lettre de refus, mais dans lequel j’expliquerai avec honnêteté que le texte n’est pas retenu parce qu’il ne nous plaît pas. Je précise qu’un tel avis revêt une grande part de subjectivité. Ce n’est pas parce qu’un texte ne retient pas mon attention qu’il ne retiendra pas celle d’un autre éditeur et qu’il ne rencontrera jamais son lectorat, d’une manière ou d’une autre (voilà une des fonctions de l’autopublication).

Pour les manuscrits, j’ai mes habitudes de vieux gars. Je les lis sous format Word ou Mobi, car ma liseuse accepte ces formats, et je ne lis les textes que sur liseuse. Surtout pas de pdf ni d’ePub, donc.

Un courrier d’accompagnement avec une présentation du projet concise et attrayante, qui donne envie de lire le livre, ne peut pas faire de mal non plus. Qu’un auteur sache donner un aperçu de son art en quelques lignes signifie qu’il maîtrise la technique et qu’il a un style bien à lui, identifiable instantanément. Or c’est ce que je recherche en premier lieu : une écriture, une patte. La technique, c’est moins important, ça s’apprend et ça s’acquiert. Et là, je peux apporter mon aide à l’auteur.

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Lors de la table ronde organisée par le Labo de l’Edition en mars dernier, tu as dressé un constat saisissant du fonctionnement des maisons d’édition traditionnelles. Quel avenir prédis-tu à celles-ci ? Amazon et l’autoédition sont-elles des menaces pour elles selon toi ?

Je ne crois pas un instant que l’autoédition, via Amazon, Fnac/Kobo, Bookelis, Librinova iTunes, Google Play, etc. constitue la moindre menace pour l’édition traditionnelle. Mais si les auteurs best-sellers de toutes les maisons d’édition décidaient de recourir à l’autoédition, cela rééquilibrerait sans doute le rapport de force entre l’éditeur et l’auteur. Or ce sont précisément les auteurs best-sellers qui ne voient aucun intérêt à se passer de leur éditeur traditionnel. Ils touchent d’importants à-valoir, d’importants pourcentages, bénéficient de toutes les campagnes de promotion possible, sont constamment mis en avant et ont des avantages que les autres auteurs n’ont pas. Ce n’est pas de la jalousie, mais un simple constat de ce qui se passe. C’est ce que j’évoquais au cours de la table ronde, au Labo de l’édition. Les grands groupes manquent d’audace et misent systématiquement et inlassablement sur leurs auteurs phares. Ils publient de nouveaux auteurs mais ne font rien pour les faire connaître et espèrent un miracle. Or un livre d’un auteur inconnu ne rencontrera pas son lectorat par miracle. Cela nécessite de l’argent, du temps, de l’énergie et de la volonté. Et ça suppose que l’on accepte de ne pas gagner à tous les coups, donc que l’on prend un petit risque. Mais prendre des risques, c’est le métier de l’éditeur comme de tout découvreur de talents.

Je ne crois pas un instant que l’autoédition [...] constitue la moindre menace pour l’édition traditionnelle.

Les arguments sont toujours les mêmes : « il devient impossible de vendre de la fiction, ou de la jeunesse », « il est impossible d’obtenir de la presse pour un auteur inconnu, et ne parlons même pas de la télé ou de la radio », « les libraires ne prennent que les best-sellers ou les livres d’auteurs people, car ils n’ont pas la place pour tout le monde », etc.

J’ai envie de répondre : « Alors, arrêtez de faire de ce métier ! Suicidez-vous tout de suite ou faites autre chose, les métiers ne manquent pas. »

Bien sûr, que c’est difficile. Tout est difficile, et personne ne vous attend jamais les bras ouverts. Mais c’est pour ça que nous sommes là, nous les professionnels du livre, non ? Pour vendre des livres et faire découvrir leurs auteurs. Alors à nous de trouver les moyens de nos ambitions. Cessons de geindre cinq minutes, de nous apitoyer sur notre sort, et trouvons des solutions.

Un éditeur qui met le paquet sur un auteur inconnu envoie un message très fort aux libraires et aux médias. Il leur dit : « Si je me sors les tripes pour cet auteur encore méconnu à ce jour, c’est que j’y crois dur comme fer et que vous devriez vous y intéresser à votre tour. »

Mais ce n’est jamais ce qui se passe. Quand vous êtes un auteur inconnu, on ne mise pas sur vous. Alors l’autoédition peut apparaître comme un autre moyen de vous faire connaître et de toucher directement votre lectorat. Et si vous y parvenez et qu’un éditeur vient vous chercher, vous êtes en bonne position pour négocier les clauses de votre contrat. À moins que vous ne préfériez continuer dans l’autoédition…

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Quels sont tes projets d’écriture ? Un livre est-il en préparation ?

J’ai actuellement un roman en cours d’écriture, je dois remettre le manuscrit en fin d’année. Et j’ai cinq autres projets assez aboutis dans leur structure. Je ne suis donc pas à sec. De ce côté-là, ça va. Ce qui me manque, c’est le temps. Depuis que je suis directeur éditorial, j’écris beaucoup moins. Cela dit, comme je ne suis pas du genre à « geindre ni à m’apitoyer sur mon sort », je vais tâcher de m’organiser dès septembre pour tout mener de front, sans léser l’une ou l’autre de ces deux activités.

Un dernier mot pour la fin ?

Je suis souvent interrogé sur l’autoédition, et on me demande souvent de comparer celle-ci à l’édition traditionnelle. C’est normal, dans la mesure où je suis publié à la fois dans les deux systèmes et où je suis par ailleurs directeur éditorial chez La Bourdonnaye, éditeur traditionnel. J’ai donc une triple expertise qui m’autorise à discuter du sujet, en effet.

Mais quand on m’interroge, c’est souvent avec l’arrière-pensée ou le désir de me faire dire que l’autoédition est mieux que l’édition traditionnelle. Or je ne le pense pas. Je ne jure pas non plus que par l’édition traditionnelle. Les deux systèmes ont du bon et du moins bon.

L’édition traditionnelle est vraiment faite pour les auteurs best-sellers ou pour ceux sur lesquels misent les éditeurs. Si vous n’en faites pas partie, ça peut rapidement devenir un enfer.

Quand on m’interroge, c’est souvent avec l’arrière-pensée ou le désir de me faire dire que l’autoédition est mieux que l’édition traditionnelle. Or je ne le pense pas. [...]. Les deux systèmes ont du bon et du moins bon.

L’autoédition est faite pour les auteurs qui sont réellement prêts à se prendre en main, c’est-à-dire à devenir des professionnels de l’édition, capables de gérer eux-mêmes toutes les étapes de la chaîne éditoriale et à payer des prestataires, le cas échéant, pour la mise ne page, les corrections, la maquette, etc. On voit encore trop de bricolage à ce niveau-là, dans les livres autopubliés. Ensuite, quand le livre est achevé, si on veut le proposer au format papier, c’est une autre paire de manches. Car actuellement, aucun diffuseur ne prend en charge les livres d’auteurs autopubliés. Et les libraires, c’est à peu près la même chose, à de rares exceptions près. Donc ça limite pas mal l’autoédition à l’édition numérique. Vous touchez forcément un lectorat moins large que si vous pouviez proposer vos livres aux deux formats.

Que faire, alors, quand on est un auteur qui n’a pas le privilège d’être dans les petits papiers de son éditeur ? Eh bien, soumettre ses manuscrits à La Bourdonnaye ! Nous acceptons aussi les best-sellers…

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4 Réponses à “Interview de Laurent Bettoni, auteur et responsable éditorial chez La Bourdonnaye”

  1. Chris Simon
    26 août 2015 à 19 h 45 min #

    Excellent entretien, Thibault. Laurent Bettoni voit toujours clair et juste et c’est un plaisir de lire cet entrtetien. Je confirme que La Bourdonnaye est une excellente maison d’édition pour les auteurs. Il y a un un soutien, une vraie équipe autant artistique que financière et promotionnelle et une grande liberté de création pour les auteurs. Eh oui,vous ne rêvez pas, les contrats sont exactement comme les annonce Laurent Bettoini. Merci pour la mention.

  2. Florence
    27 août 2015 à 18 h 34 min #

    Je retiens surtout le « dernier mot pour la fin » : limpide :-)

  3. Pascal Bléval
    4 septembre 2015 à 9 h 49 min #

    Un entretien intéressant, en effet, dont la conclusion m’a fait sourire (en bien!). :)

    La Bourdonnaye (et Laurent Bettoni) semble faire partie de ces éditeurs qui ont compris qu’il ne faut pas opposer l’auto-édition et l’édition, deux systèmes qui ont chacun leurs mérites. C’est une bonne chose et je pense que ce phénomène ne peut que s’amplifier avec la profesionnalisation de l’auto-édition.
    De ce point de vue là, c’est à nous, auteurs indés, de retrousser nos manches et de montrer aux lecteurs et aux acteurs de l’édition (diffuseurs / libraires / etc.) que nous méritons d’être respectés au même titre que les auteurs tradis.

  4. Alice Quinn
    1 avril 2016 à 8 h 40 min #

    L’entretien est excellent, bravo à tous les deux, et merci.
    Mais il est à présent un peu daté.
    Depuis, Laurent Bettoni a tout d’abord quitté La Bourdonnaye. (ce serait intéressant de lui demander comment et pourquoi?), et depuis encore, La Bourdonnaye a, je crois, fermé boutique.
    Idem je suis sûre que Laurent a son point de vue sur la chose.
    Mais, plus positif, Laurent lance avec Anne Chevalier un label de l’autoédition:
    LES INDÉS.
    Une initiative créatrice, originale, passionnante. Encore une expérience riche dans ce paysage de l’édition en train de bouger.

    Bref, tout ceci

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